BLOG CULTUREL
Ride the high country de Samp Peckinpah (8,3/10)
Partez aux frontières d'un monde, celui des cow boy comme on les connaît, ceux du far west. C'est Steeve Judd qui arrive en ville, elle a bien changé, des voitures commencent à se faire entendre, il n'y aura bientôt plus de place pour des gens comme lui, des personnages, des légendes qui ont peuplés les hautes terres, plaines.
Une mission lui est confiée : ramener d'une mine un convoi d'or, il va s'associer à deux acolytes, l'un deux est un vieil ami, son ancien partenaire d'embardée, l'autre un jeune un peu fougeux. Ils partent à l'aventure, encore une fois, une nouvelle route les attend, ils croisent une ferme, une fille, la route qu'il s'était fixée ne sera plus la même, elle veut se marier à un homme de la mine? L'univers de la mine, c'est à mi-chemin entre l'enfer et le far west des débuts, pas très attirant en tout cas pour une belle fleur comme elle... que va t-elle en tirer comme leçon ...
Des caractères comme il en existait il y a de cela quelques décennies, des endroits magnifiques, des parc perdus dans la végétation de la montagne, des paysages à vous couper le souffle, c'est des endroits comme ceux-là qui ont été arpentés, découverts par les pionniers, un univers difficile, des rapports humais plutôt bruts, c'était ça l'Ouest. Il a bien changé depuis lors, enfin dans un sens?
Serpico de Sidney Lumet (8/10)
Serpico, où l'histoire de ce flic, de cet intouchable, de cet homme qui souhaiterait, aimerait pouvoir accomplir son travail de policier en toute quiétude, il accepte les risques, les collègues le crime mais ne veut pas toucher d'argent.
Toute la police de New York semble minée, gangrené par ces flics ripoux, ces flics qui tournent le système à leur avantage et protège les malfrats un peu à la manière de la mafia en les faisant payer une protection, un blanc seing pour leur activité.
Basé sur une histoire vraie, Serpico alias Al Pacino jeune (on est en 1973), à la tignasse hirsute, à la moustache des années 70 essaye de survivre dans ce monde impitoyable ou il n'est manifestement pas à sa place, décrié par ses collègues en retrait car ne voulant pas participer à ses activités illégale et immorales, il essaye de dénoncer cet état de pourriture à sa hiérarchie, au préfet puis la politique s'en mêle, tout s'arrête, pour un temps jusqu'à ce que la presse s'en même, la vie de Serpico ne tient plus qu'à un fil, notamment après son témoignage devant la commission Knapp
Un beau film qui redonne à peser à ces pionniers qui ont su prendre sur eux pour dénoncer la corruption à son époque, la violence à d'autres ; un regard en profondeur sur la police de l'époque, peut être faudrait-il reconsidérer des films récent comme Brooklyn finest par exemple pour sentir que notre époque n'est pas exempte de ces maux et qu'il y a probablement beaucoup à faire, certes Brooklyn finest est une fiction et ne s'appuie pas, a priori, sur une histoire vraie, il n'empêche elle semble faire remonter certaines pratiques, situation
La chevauchée des bannis (day of the outlaw) d'andré Toth
Ils veulent boire un verre et s'amuser avec les femmes du crue, le capitaine s'oppose mais pour combien de temps, les soldats qui les pourchassent se rapprochent, la neige continue à tomber; Starrett à une idée, celle de les faire passer par la montagne....
Une épopée dans l'ouest américain, dans le froid, la solitude de ces micro-villes qui était celles du départ, du nouveau monde, ce n'était pas il y a si longtemps au final.
La beauté subjuguante du noir et blanc est là, presque surnaturelle, qui enveloppe ce western d'un autre genre, d'une beauté sauvage, inexplorée; cette chevauchée à travers la neige, la forêt, les dernières scènes du film, le duel final, où la tension toute entière est palpable, un très beau à voir ou revoir
L'armée des ombres de Jean-Pierre Melville [8,5/10]
Un grand film à voir et revoir, il ne prend pas une ride. Une histoire de la résistance avec Lino Ventura, Simone Signoret, Paul Meurisse et Jean-Pierre Cassel inspiré du roman de Joseph Kessel du même nom.
On est en 1942, Philippe Gerbier a été trahi mais réussi à se sortir des pattes de la police de Vichy ; Felix Lepercq a identifié le traître à éliminer et il se retrouve dans une maison abandonnée avec Guillaune Vermersh dit le bison et Claude Ullman dit le masque. Difficile choix que le leur, tuer un des leurs, un traître. Ces soldats de la nuit, de la clandestinité ont un rôle prépondérant et se doivent de ne pas compromettre les gens avec qui ils travaillent.
Tandis que Félix retrouve un ancien ami, un ancien aviateur Jean-françois Jardie, Philippe pse prépare pour son départ pour Londres avec le patron du réseau Luc Jardie. Pendant ce temps, Mathilde, monte dans le réseau, organisée, efficace, elle devient un élément majeur d'autant plus que Félix s'est fait coincé et qu'il n'a pas pu se tuer?
Le film s'ouvre sur un plan fixe qui nous montre des soldats allemands défilant sur les champs Elysées, la chappe noire, des bottes brunes, des allemands, de la défaite et de l'occupation pèse sur tout le film même si on ne les voit pas forcément. Pétain est là aussi, sur les affiches pour se rappeler au souvenir malheureux, l'épisode de l'évasion et de la séance chez le barbier est typique, est-ce que le barbier peut être une personne de confiance, ambiance délétère de l'époque, parfois seul un geste suffit à savoir?
Un très beau film en tout cas que je ne peux que vous conseiller
Vous pouvez y avoir accès en VOD, sur itunes par exemple
Une nuit en enfer de Robert Rodriguez (7,5/10)